Deuxième débat des primaires socialistes :
«Plus à gauche que moi, tu meurs !»
C’est fait ! Les masques sont tombés ! En d’autres termes ils se sont « lâchés » : le mythe d’une gauche française moderne et pragmatique a vécu, cette fois-ci, nos compétiteurs ont roulé à gauche, très à gauche.
Ségolène Royal a ouvert les hostilités. Se sentant débordée sur sa gauche et dans les sondages par Arnaud Montebourg, elle a oublié ses appels du pied au centre pour nous recycler cette fois-ci les recettes que l’aile gauche du Front populaire nous proposait en 1936 : blocage des prix et rétablissement de l’autorisation administrative de licenciement !
Martine Aubry, complètement paniquée par cette tentative de doublement par la gauche, s’est essayé à la démagogie grossière (« abaisser de 30% le salaire du président de la République ») et à la formule creuse (« le juste échange »).
C’est à ce moment là que cette course effrénée à gauche a fait une victime : Manuel Valls. C’est Arnaud Montebourg qui s'en charge en lui rappelant qu’il participe à une « primaire de gauche » et qu’il ne doit donc pas avancer des « propositions de droite ». Le procès en sorcellerie a débuté : malheur aux réalistes !
Au beau milieu de ces camarades qui trépignent autour de lui en criant « gauche, gauche, gauche ! » et « Etat, Etat, Etat ! », François Hollande est mal à l’aise. Non pas qu’il se sente à court de propositions inapplicables et d’incantations, il sait faire ça mieux que personne. Mais il a compris une chose : les masques sont tombés, les Français ont découvert ce soir que les socialistes n’ont rien compris du monde dans lequel nous vivons et rien oublié de leurs vieilles ficelles idéologiques.
Franck Allisio
Secrétaire national de l’UMP
Président des Jeunes Actifs