L’étonnante prétendue lucidité
de Manuel Valls
Ne soyons pas dupes du présumé «éclair de lucidité» dont nous a gratifié aujourd’hui Manuels Valls face aux problèmes d’intégration de la communauté Roms en France.
«C’est illusoire de penser qu’on règlera le problème des populations roms à travers uniquement l’insertion», a estimé Manuel Valls, assurant que seule «une minorité de Roms voulait s’intégrer en France».
«Il faut dire la vérité aux Français !» admet le ministre de l’Intérieur, admettant du même coup que… tel n’a pas été le cas jusqu’à présent !
«Ces populations ont des modes de vie extrêmement différents des nôtres et qui sont évidemment en confrontation» avec les populations locales, a-t-il ajouté.
Pour Manuel Valls, «les Roms ont vocation à revenir en Roumanie ou en Bulgarie, et pour cela il faut que l’Union européenne, avec les autorités bulgares et roumaines, puissent faire en sorte que ces populations soient d’abord insérées dans leur pays».
Ne nous y trompons pas : les propos de Manuels Valls ne sont rien d’autre qu’une stratégie politicienne pour tenter d’enrayer la chute vertigineuse de popularité du Président Hollande (moins de 23 % des Français se disent «satisfaits» de la politique conduite par François Hollande) et de limiter la dégringolade annoncée des socialistes aux prochaines municipales.
Tous les stratagèmes sont les bienvenus pour M. Valls, y compris de faire un appel du pied aussi grossier qu’indécent aux électeurs frontistes sur un sujet dont ils ont fait l’une de leurs priorités.
Le discours du locataire de la place Beauvau sème le trouble dans les rangs socialistes dont l’immense majorité des élus continuent à prôner un angélisme irresponsable vis-à-vis des délinquants récidivistes comme le démontre le projet de loi de Mme Taubira. Pour sa part, la maire de Lille, Martine Aubry, a immédiatement régi aux propos de Manuel Valls et fait savoir qu'elle ne partageait pas le point de vue selon lequel «il faudrait renvoyer tous les Roms en Bulgarie et en Roumanie» !
A la vérité, le gouvernement français s’évertue à fermer les yeux sur ce qui est en train de se passer dans le pays, l’exaspération - pour ne pas dire plus ! - des Français vis-à-vis de ce dossier.
Une réalité qui conduit à dire qu’il est hors de question que la Bulgarie et la Roumanie entrent dans l’espace Schengen tant que le problème des populations roms ne sera pas résolu au niveau européen.
Céline Martin
Secrétaire départemental adjoint UMP 94
Responsable départemental Jeunes Actifs 94
Adjoint au maire de Vincennes