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Libre propos…

Législative dans l'Oise :

Jean-François Mancel élu sur le fil

 

On s'y attendait, le député sortant Jean-François Mancel a été réélu au second tour de la législative partielle dans la 2e circonscription de l'Oise. Le candidat UMP sortant affrontait la candidate FN Florence Italiani, après l'élimination de la représentante du PS au premier tour. Seul le score représente - peut-être - une surprise. L'ancien secrétaire général du RPR obtient 51,41 % des voix et son adversaire d'extrême droite 48,59 %. Un écart beaucoup plus serré qu'attendu et qui montre que le Front national tient encore le haut du pavé dans notre pays. Au final, l'écart est de moins de 800 voix, 13 958 suffrages ayant été recueillis par le député sortant contre 13 190 pour sa concurrente du FN. L'abstention de 64,70 % est en légère baisse par rapport au premier tour où elle avait atteint 67,21 %.

 

A la suite de ce résultat, Hubert Malgat, responsable des Jeunes Actifs sur Le Perreux-sur-Marne a souhaité nous faire part de son opinion sur le sujet…

 

P2270137«Un nom, des idées, une image, une pensée : Jean-Marie, Marine et maintenant Marion. En ces temps difficiles, les postures populistes ont le vent en poupe ; Le Pen et Mélenchon accélérèrent. C’est à celui qui sera le  plus démago-populiste, celui qui tirera le plus à boulets rouge sur nos institutions.

 

Les effets de l’investiture de «Nul Premier» conduisent à une exaspération partagée par un grande majorité des Français qui ont cru avoir meilleur capitaine du navire France en choisissant le capitaine de pédalo de la Corrèze (Mélenchon ne s’y est pas trompé en le nommant ainsi) : «Le changement, c’est maintenant» , oui pas de doute, chaque Français le voit !

 

Marine Le Pen se gausse à chaque plateau télé là où cela devrait l’inquiéter. En s’abstenant de consigne de vote au second tour, elle a donné de fait la victoire au camp Hollandiste : sa pensée n’est autre que de ruiner la France à des fins personnelles.

 

La France n’a pas compté lorsque le choix de l’impartialité politique de Nicolas Sarkozy eût dicté son bon sens devant les absurdités prévisibles des socialio-déclinistes de la France.

 

Elle déteste autant l’Europe mais en est pourtant députée. Personne ne s’en émeut pas plus que de ses stupidités nostalgiques du retour de l’Etat de la France d’avant l’Euro.

 

Nul ne peut substituer les éléments du passé pour les remettre au présent : elle tente pourtant la persuasion par la nostalgie, appuyée de plus en plus par une attention particulière toute nouvelle appuyée par nos chers et bon représentants médiatiques.

 

Elle passe du statut de persona non gratta à celui de people applaudie de sa démago-posture populiste sur les plateaux. Et elle se gausse, on l’applaudit à la moindre envolée lyrique. Son talent : faire un constat d’actualité limité et bien rôdé et s’en limiter à des formules martelées depuis des décennies qui finissent par faire écho devant des dérives minoritaires bien existantes. Nous savons que quoi il s’agit. La gauche les nie en totalité, l’extrême droite en fait LA cause des maux de notre pays.

 

Je considère que nous, démocrates et républicains de droite, fiers des valeurs de la France et de notre héritage humaniste forgé au travers des temps, devons nous inquiéter des courants et des dangers populistes qui nous menacent.

 

Le Pen attire par défaut les patriotes laissés pour compte, les lassés de politiques court-termistes, les islamophobes, les déçus de l’Europe technocratique déshumanisée : elle fait l’amalgame de tout au motif de minorités. Entre elle et Mélenchon, la passerelle sociale et fiscale est plus mince qu’un papier à cigarette. L’assemblée est un devenu « fer à cheval » et non un « demi camembert » ; plus que jamais les extrêmes se rejoignent jouissant de la nullité de notre gouvernement présidé à l’emporte pièce par le béat « bricoleur » en chef.

 

Marine Le Pen se veut proche du peuple sans ne l’avoir jamais été depuis le château de Saint-Cloud de Papa et être « l’ami du peuple de France ». De cette imposture qui ne connaît ni n’a connu le « peuple d’en bas »  - dont je suis et le revendique -, à  force de dire que tout est mal, les plus désabusés (de gauche) et plus influençables finiraient par en croire d’une once d’espoir d’un passé perdu ; entre volonté d’assistanat social et répudiation de l’étranger.

 

C’est  le résultat qu’a donné la législature partielle de l’Oise très serrée qui oppose UMP et FN : preuve que la gauche vote à l’extrême droite. Halte aux hypocrisies.

 

Voulons-nous d’une France repliée sur elle-même, niant le présent, dénigrant ses entrepreneurs, ses talents, son temps, sa géographie et sa diplomatie ? Voulons-nous que les ressentiments des minorités dictent des politiques générales ? Voulons-nous du communautarisme, de la haine des riches, du déni de l’espèce humaine, de la théorie du genre, du matraquage fiscal pour nos entrepreneurs que l’on n’entend jamais et qui méritent bien plus de considération ? Ou encore d’un refus de notre mode de démocratie au motif d’insatisfactions conduites par un anti-sarkozysme copié dans le fond, dénigré dans la forme ?

 

Voulons-nous encore nous excuser de notre passé alors que nous cherchons à construire un avenir en commun, basé sur nos fondamentaux Liberté, Egalité, Fraternité ?

 

Oui, j’y crois encore. Cette flamme n’est pas éteinte, elle souffre du vent qui nous agite. Ce vent de la révolte stérile qui a conduit la France dans les pires années de son histoire. Ne nous y trompons pas ; d’autres chemins existent et il nous appartient de les guider plus que jamais.

 

Place à la défense de notre nation en paroles justes et fermes en respectant notre histoire et par delà, notre essence».

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