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Economie

Un budget 2013 de décroissance !

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Le budget pour 2013 présenté par le gouvernement le 28 septembre est extrêmement préoccupant pour les Français, car c’est un budget de décroissance, dont la présentation est mensongère.


La présentation de ce budget est mensongère, ce qui est inacceptable. Le coup de com’ selon lequel 9 Français sur 10 ne seraient pas concernés par les hausses d’impôts est une supercherie. Est-ce que Jean-Marc Ayrault prend les Français pour des idiots ? Il suffit de regarder quelques mesures applicables dès 2013 pour voir que 100% des Français payeront des impôts supplémentaires :


• 16 millions de foyers fiscaux seront concernés par la hausse de l’impôt sur le revenu (liée au gel du barème) ;


• 9 millions de salariés sont impactés par la taxation des heures supplémentaires ;

 

• Tous les salariés sont touchés par l’augmentation des cotisations sociales qui finance le retour partiel à la retraite à 60 ans ;

 

• Tous les Français qui ont une télévision sont concernés par l’augmentation de la redevance « télé » ;

 

• Tous les retraités imposables vont être affectés par la hausse de 0,15% de la contribution de solidarité pour l'autonomie.

 

Qui peut croire un instant que les classes moyennes et populaires vont être épargnées par ce coup de matraque fiscal sans précédent ? Soutenir l’inverse c’est un mensonge intolérable envers les Français. En outre, le chiffre de 30 milliards à trouver pour respecter l’objectif de 3% de déficit en 2013 est largement sous-estimé : puisque François Hollande table sur une croissance de 0,8% quand le consensus des experts la situe à 0,3% et un 0,5 point de croissance en moins, c’est 5 milliards à trouver en plus.

 

Au-delà d’une présentation fallacieuse, ce qui est encore plus inquiétant, c’est que nous avons à faire à un budget de décroissance. Aujourd’hui la France est confrontée à 2 difficultés majeures : son niveau de dépenses publiques et son manque de compétitivité. Or ce budget ne baisse pas la dépense publique, et aggrave notre déficit de compétitivité car il ne contient pas une réforme structurelle de soutien à la croissance.

 

François Hollande et Jean-Marc Ayrault ont fait le choix d’augmenter massivement les impôts plutôt que de baisser les dépenses. 2/3 de hausses d’impôts et 1/3 de supposées baisse des dépenses, c’est l’exact inverse de ce qu’il faudrait faire. Tout simplement parce que nous avons déjà le niveau de dépenses publiques le plus élevé de la zone euro (56% du PIB contre 48% en moyenne dans les autres pays) et par conséquent l’un des plus hauts niveaux de prélèvements obligatoires de l’OCDE (45% du PIB contre 39,5% en Allemagne). C’est la première fois depuis 10 ans, que le nombre de fonctionnaires va repartir à la hausse ! La préférence pour l’impôt et la dépense publique est une stratégie vouée à l’échec, c’est le contraire de ce qu’ont fait l’Allemagne au début des années 2000 et l’Italie aujourd’hui.

 

Depuis 4 mois, on assiste à une politique anti-compétitive, anti-entreprise, en un mot malthusienne. Or la compétitivité c’est l’emploi. En juillet, la gauche avait alourdi le coût du travail : hausse des cotisations retraite, hausse de la fiscalité sur l’épargne salariale, taxation des heures supplémentaires, suppression de la fiscalité anti-délocalisation, hausse du Smic. En septembre, elle augmente de 10 milliards les impôts sur les entreprises. Ce qui est l’équivalent de 25% de l’impôt sur les sociétés.

 

Cette politique va casser ce qu’il nous reste de croissance et donc ne nous permettra pas d’atteindre l’équilibre budgétaire. D’ailleurs, le gouvernement vient de le reconnaître : l’engagement de François Hollande d’être à l’équilibre en 2017 ne sera pas tenu. C’est un très mauvais signal pour la crédibilité de la France.

 

Malheureusement, avec une telle stratégie, on connaît le résultat à l’avance : les objectifs de réduction des déficits ne seront pas atteints et la courbe du chômage ne sera pas inversée. C’est le plus court chemin vers le déclin.

 

La seule option possible pour faire baisser le chômage, réduire les déficits et augmenter le pouvoir d’achat, c’est la diminution des dépenses, et le renforcement de la compétitivité. Et là-dessus, l’UMP a des propositions très fortes.

 

Maintenant, nous allons rentrer dans la discussion parlementaire. L’UMP ménera une opposition responsable mais tonique : nous pouvons faire reculer le gouvernement sur des points inacceptables, comme nous l’avons déjà sur la taxation rétroactive des heures supplémentaires ou la hausse de la CSG pour les retraités.

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