Jeunes en France, barrez-vous
ou battez-vous ?
L’intégration ? C’est tout le problème de la jeunesse dans notre société, une jeunesse sous tension, une jeunesse précaire et inquiète, qui a le sentiment de vivre dans une France ne lui donne pas sa chance… Face à cette situation, deux réactions : les uns choisissent de lutter, mais d’autres décident de s’exiler. Alors, se battre ou se barrer, que doit faire notre jeunesse ?
C’est sur cette thématique que Marine Renavand, Responsable Jeunes Populaires de L’Hay-les-Roses, déléguée Jeunes de la 7e circonscription, et Clément Decrouy, Responsables Jeunes Actifs de L’Haÿ-les-Roses, organisaient une rencontre-débat ce samedi 16 février, à partir de 10h45, à la salle municipale de la rue du 11 novembre à L’Haÿ-les-Roses avec la participation de Richard Dell’Agnola, maire de Thiais, ancien député, secrétaire national UMP, Franck Allisio, Secrétaire national des Jeunes Actifs, secrétaire national UMP, Céline Martin, secrétaire départemental adjoint UMP 94, Responsable départemental des Jeunes Actifs 94, adjoint au maire de Vincennes, Nicolas Tryzna, Responsable départemental des Jeunes populaires 94, et Vincent Jeanbrun, secrétaire national UMP, Délégué de ville UMP de L’Haÿ-les-Roses.
Dans son intervention, Richard Dell’Agnola a souligné toute l’importance que doivent prendre les jeunes dans le débat politique, les invitant «à bousculer les traditionnels totems» de la vie politique française afin de faire des propositions novatrices.
De son côté Franck Allisio a mis l’accent sur la nécessité qu’il y avait à tous les niveaux de l’organigramme de l’UMP, et notamment dans les rangs des Jeunes Actifs dont le nombre d’adhérents à doubler en quelques mois, à se mobiliser et travailler sur les perspectives 2013-2017.
Elles se résument en trois points :
- La reconquête des Français qui passera par l'augmentation du nombre des adhérents. A ce jour nous sommes un peu plus de 33 000 Jeunes Actifs en France.
- La reconquête des territoires en regagnant des communes avec la présence des Jeunes actifs sur les listes.
- La reconquête des idées en faisant vivre le débat avec les adhérents et non adhérents.
«Nous devons nous appuyer sur notre originalité : nous sommes le seul parti politique français a être doté d’une structure réservée au 30/40 ans» a souligné le président national des Jeunes Actifs.

Jeunes actifs : les oubliés de la classe politique
«Toute politique qui fait place et part aux jeunes, toute politique de participation s’inscrit nécessairement dans une politique de reconnaissance, au sens où l’entend le philosophe Paul Ricoeur. Elle reconnaît le jeune comme « capable », et pour cela lui offre des moments et des lieux pour pouvoir dire (expression) et pouvoir agir (initiatives, soutiens aux projets). « Être capable » implique également la prise en compte du principe de responsabilité (capacité à s’attribuer une part des conséquences de ses actions ou de ses engagements)» a tenu à rappeler Céline Martin, secrétaire départemental adjoint UMP 94, Responsable départemental des Jeunes Actifs 94.
Mais il y a dans le discours que tient notre société autour de l’engagement des jeunes un véritable paradoxe.
«Les jeunes actifs sont le moteur de notre économie, et le propulseur de notre avenir. Force est de constater que cette catégorie est souvent oubliée par la classe politique française alors que sa contribution dans la richesse de notre pays est vitale» martèle Céline Martin.
«Ces derniers jours, les médias parlent de l'exil des riches suite à la politique fiscale désastreuse en France, mais qui parle de l'exil de nos milliers de jeunes qui quittent la France ? Imaginez-vous notre pays privé de ses jeunes talents et de sa force de production, comment sera notre destin ? Responsable départemental des Jeunes Actifs 94, je sais combien les jeunes actifs refusent l’assistanat, veulent avoir un emploi, avoir un logement, investir, entreprendre, fonder une famille. Je sais aussi qu’ils aspirent à être une force politique forte, imaginative».
Plus que jamais, pour Céline Martin, «Etre Jeunes Actifs dans le Val-de-Marne, c’est porter un regard nouveau sur les dossiers qui conditionnent l’avenir de notre département, et plus largement l’avenir de la France et de l’Europe parce qu’il convient parfois de changer d’échelle, de perspective sur les problèmes de notre société pour trouver des solutions, explorer de nouvelles contrées et assurer leur mise en œuvre avec de nouvelles méthodes. C’est une manière radicalement différente de faire de la politique que nous souhaitons fonder ensemble ; une pratique politique où l’émetteur d’une idée cesse d’être jugé en fonction de son âge ou de sa classe sociale, mais en fonction de sa pertinence».
«A l’approche d’échéances électorales déterminantes pour notre vie quotidienne (municipales, européennes, départementales et régionales), ensemble, donnons à nos villes, notre département, notre région, notre pays, un souffle politique nouveau : celui des jeunes qu’ils soient jeunes populaires ou jeunes actifs !».
A l'image d'autres départements, la délégation Jeunes Actifs du Val-de-Marne travaille à renforcer ses équipes en se dotant de nouveaux responsables locaux et adjoints départementaux.
A ce propos, mercredi 27 février, les Jeunes Actifs 94 se retrouveront vers 19h30 à Vincennes, pour l’installation de ces nouveaux responsables locaux et adjoints départementaux en présence de Franck Allisio, Secrétaire national des Jeunes Actifs, et de Jean-Paul Faure-Soulet, secrétaire départemental de l’UMP 94, conseiller régional d’Ile-de-France, conseiller municipal de La Queue-en-Brie.