Mondor sauve son service
de chirurgie cardiaque !
Le ministre de la Santé a annoncé hier le maintien de la chirurgie cardiaque au centre hospitalo-universitaire de Créteil. Un soulagement pour tous les défenseurs du service, après un an de bataille.
Le centre hospitalo-universitaire de Créteil conserve son service phare, la chirurgie cardiaque, sorte de cœur indispensable à la vie de l’hôpital. La bonne nouvelle est venue du ministre de la Santé.
Interpellé pour la seconde fois par le député-maire UMP de Maisons-Alfort, Michel Herbillon lors des séances de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, Xavier Bertrand a annoncé hier : « Oui, ce service a bel et bien vocation à rester ouvert : Mondor a un avenir, ce service également. »
Depuis près d’un an, personnel hospitalier, élus de tous bords politiques, syndicats, universitaires et usagers… ont manifesté, pétitionné, saisi les autorités pour empêcher la fermeture préconisée par l’agence régionale de santé (ARS) du service. Dans le cadre d’une réorganisation de la filière, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) devait réduire de quatre à trois le nombre de services entre Mondor, Bichat, la Pitié-Salpêtrière et Pompidou.
Selon le directeur de l’ARS, c’est celui de Mondor qui devait s’arrêter au regard de sa faible activité. Une faible activité « orchestrée » d’après les défenseurs de Mondor par le précédent chef de service. « Nous avons connu une succession mal organisée dans ce service », a d’ailleurs souligné le ministre. Pas question pour autant de « pénaliser » Mondor et de « sanctionner » l’hôpital « parce qu’il est de l’autre côté du périphérique », selon le ministre.
C’est sur la base d’un rapport commandé en mai à l’Inspection générale des affaires sociales que Xavier Bertrand a pris sa décision. Cet audit remis à la mi-octobre a mis en avant que « la fermeture de la chirurgie cardiaque serait directement contraire aux orientations de la politique d’enseignement et de recherche en Ile-de-France » et « contrarierait le développement des activités de cardiologie interventionnelle particulièrement dynamiques sur le site d’Henri-Mondor ». Des arguments qu’avait développés la coordination de défense de l’hôpital.