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Libre propos…

 

 

Enfin une bonne nouvelle…

 

Enfin une bonne nouvelle : voilà que la Cour des comptes s’intéresse au «mammouth», à savoir l’Education nationale. De quoi reconsidérer, enfin, que la gauche ultra majoritaire dans nos institutions aurait acquis des notions de résultats. Oh, quel mot n’ai-je déjà prononcé ?!


Hélas non ! La Cour des comptes est une institution peut être neutre, mais le gouvernement est encore et toujours obnubilé par un dogme du «tout public» comme en atteste ce constat : la mission interministérielle enseignement scolaire est la première mission du budget général de l’État avec 64 milliards d'euros en 2013.


Le budget du ministère de l’Education nationale s’élève à 62,7 milliards d’euros et progresse de + 2,92 % en 2013, + 6,93 % d’ici 2015. Par ailleurs, 6 000 emplois d’avenir professeur seront créés en 2013. (Source : www.education.gouv.fr/cid61645/budget-2013-donner-a-l-ecole-les-moyens-de-sa-refondation.html#Budget_2013 : donner à l’École les moyens de sa refondation. Annexes chiffrées).


A cela s’ajoutent les 60 000 enseignants promis par notre Président. Pourquoi un tel recrutement ? Pour satisfaire avant tout l’électorat qui a aidé à l’élire !

 

Pour autant, notre pays s’avère-t-il meilleur des pays en étant doté de davantage de moyens donnés pour «l’éducation nationale» ? Entre parenthèses deux thèmes à réfléchir séparément puisque nous déclinons inexorablement depuis que nous allouons des ressources à fond perdus… Sans résultat, enfin si, des résultats en déclin d’année en année.


Dans la vraie vie, nulle entreprise ne peut se permettre d’être en échec et de continuer sur le modèle qui l’a mis en faillite.


L’Education nationale est notre exception française : dépenser plus pour réussir moins. Je suis triste de le dire mais c’est ce que les chiffres nous démontrent.

 

Enseigner ne signifie pas instruire ? Instruire ne se résume-t-il pas à délivrer une parole pour l’un et à l’entendre pour l’autre ?  Faire partager pour l’un, écouter pour l’autre ? Motiver pour l’un, intégrer pour l’autre ? Donner et recevoir en somme ? N’est-ce pas là aussi le modèle d’intégration qui nous permet de rassembler et d’unir nos origines ?


Devons-nous avoir une institution colossale dont les résultats prouvent chaque jour que les «moyens» réclamés à tort et à cri seront encore et toujours insuffisants, motivés par de plus amples et utiles besoins sortis tout droit de l’imagination de nos enseignants,  pour donner à nos enfants meilleur espoir de réussir et d’intégrer les fondamentaux : lire, écrire, compter, communiquer, comprendre, agir, manager, entreprendre ?


Pourquoi nos syndicats de l’Education nationale, si puissants et au fond si peu nombreux, sclérosent-ils notre belle institutions au fil du temps ? Quel est le régime qui gouverne les enseignants : une présence de travail spécifique, des attributions de travail disparates (enseignement en zones), des idéologies éloignées d’un public dont l’enseignement est à la fois laïc et de toutes confessions politiques ?


Pourquoi insistons-nous dans ce modèle du «tout moyen» alors que nous en disposons largement ? Que faut-il pour instruire si ce n’est la voix d’un côté, les oreilles d’un autre, un papier pour retranscrire ?


Les moyens attribués à l’Education nationale sont indéniablement mal utilisés ; il est urgent de revoir l’organisation et la structure de nos institutions. 


Je ne peux pas croire qu’avec 64 milliards d’euros à l’année nous ne puissions transmettre notre savoir dès lors que nos enseignants sont de bons enseignants.


Le système est à revoir car il ne colle pas aux résultats que nous sommes en mesure d’attendre.


Notre pays est doté de savoirs historiques, de talents, d’excellence d’imagination, d’adaptations et de vocations hors normes que nos professeurs mettent en œuvre face à leurs institutions d’un monde déchu.


Ne déclinons pas davantage avec ce monde dans lequel nous étions forts : il nous faut nous rénover tout de suite. Ce monde bouge et nous avons le devoir de nous mobiliser pour que nous demeurions au niveau  de ce qui nous a été légué.


Au-delà d’Hollande et de sa politique, nous devons reconstruire demain en songeant à l’avenir de notre nation et au-delà de nos différences avec le gouvernement en place. Etre dans l’opposition ne se résume pas à la critique : il s’agit de penser à la France pour les décennies qui viennent. Ce temps se réfléchit dès aujourd’hui.


Tel est le sens mon action et mon implication. Pensons pour demain, pour notre pays !


Hubert Malgat

Responsable JA du Perreux-sur-Marne

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