Les têtes de liste de la droite et du centre
dans le Val-de-Marne, solidaires
de «L'appel des 23» relatif aux rythmes scolaires
La semaine dernière, 23 maires du Val-de-Marne ont demandé publi- quement au Premier ministre de suspendre la mise en œuvre du décret Peillon.
A l'unanimité, les maires du Val-de-Marne, nonobstant leur couleur politique, ont décidé de reporter à la rentrée 2014 la mise en œuvre de cette réforme pour des raisons propres à chaque collectivité.
Force est de constater que cette réforme dite des "rythmes scolaires" est mise en œuvre en toute hâte et au mépris des intérêts des enfants dans leur épanouissement individuel et sociétal.
Par ailleurs, une telle réforme, imposée par le gouvernement dont les effets ne sont pas quantifiables, bénéficie d'une prise en charge trop modeste par l'Etat, laissant aux communes la plus grosse enveloppe financière à régler.
Nous rappelons ici notre totale solidarité aux 23 signataires, nous insistons sur le respect auquel les communes ont droit, dans le cadre constitutionnel, et nous tenons à exiger de l'Etat qu'il prenne intégralement à sa charge les frais qu'il génère au travers de cette réforme.
Nous déplorons que la gauche val-de-marnaise dénonce des tactiques politiciennes au lieu de négocier des modifications à une politique gouvernementale de plus en plus hasardeuse, au point de nuire à l'intérêt de nos enfants. Celle-ci dénonçant un « déni de démocratie » alors même que de nombreuses communes de gauche n’ont pas hésité en 2008 à défier le gouvernement Fillon lors de la mise en œuvre du service minimum, notamment le service minimum de garde d’enfants dans le scolaire.
L'équilibre scolaire est le creuset des valeurs républicaines et citoyennes, nous ne pouvons tolérer une telle légèreté de la part du gouvernement.
Les promesses du Premier ministre, lors de l'ouverture du Congrès des Maires, ne suffisent plus à rassurer nos concitoyens, les finances locales étant déjà durement malmenées par le désengagement répété de l'Etat dans les différentes dotations.
Aussi, nous, têtes de liste de la droite et du centre, nous engageons, si nous sommes élus maires en mars prochain, à demander solennellement un report de cette réforme en l’état lors de la rentrée 2014, compte tenu du manque de concertation, de recul et des retours négatifs qui apparaissent jour après jour dans les villes qui ont tenté l'aventure.
Alain AFFLATET, tête de liste à Vitry-sur-Seine
Bruno CASTELNAU, tête de liste à Ivry-sur-Seine
Benoît CRESPIN, tête de liste à Gentilly
Jean-Paul FAURE-SOULET, Conseiller régional, tête de liste à La Queue en Brie
Yvan FEMEL, tête de liste à Noiseau
Philippe GAUDIN, tête de liste à Villeneuve-Saint-Georges
Eric GRILLON, tête de liste à Ablon-sur-Seine
Thierry HEBBRECHT, tête de liste à Créteil
Laurent JEANNE, tête de liste à Champigny-sur-Marne
Vincent JEANBRUN, tête de liste à L’Haÿ-les-Roses
Françoise LECOUFLE, tête de liste à Limeil-Brévannes
Céline MARTIN, chef de file de l’UMP à Vincennes
Cédric TARTAUD-GINESTE, tête de liste à Alfortville
Arnaud WEBER-GUILLOUET, tête de liste au Kremlin-Bicêtre.