Retraite : Les jeunes générations
disent non au «poker menteur» du Parti Socialiste
et du Gouvernement !
Les jeunes générations sont les victimes désignées de la partie de «poker menteur» que s’apprêtent à nous imposer François Hollande, Jean-Marc Ayrault et le Parti Socialiste !
Dans la torpeur de la période estivale, profitant d’un calendrier qu’il a lui même arrêté - calendrier qui exclut de fait un vrai débat public - le Président de la République et son Gouvernement, aveuglement soutenu par Harlem Désir, Secrétaire national du PS, s’apprêtent à asséner aux Français un discours mensonger selon lequel «l’heure est grave aussi nous sommes contraints de financer le régime de retraite par des impôts et des cotisations d’entreprises pour pallier les trous de financement dus aux gouvernements de Droite qui ont laissé le système dériver».
Tout ceci est rigoureusement faux !
Je rappellerai que c’est au contraire la Droite qui a mis en place en 1993 avec Balladur, en 2003 avec Fillon et en 2010 avec Sarkozy, les réformes successives.
Certes on peut considérer que les mesures prises n’ont pas été assez loin mais elles ont permis d’éviter l’implosion financière du système jusqu’à ce jour.
A l’inverse, Lionel Jospin, alors Premier ministre, ligoté par Mitterrand et Hollande (alors Secrétaire national du PS) s’est bien gardé d’agir malgré l’insistance de Michel Rocard, seul socialiste qui se soit préoccupé de ce sujet brûlant après avoir vu se profiler l’obstacle démographique lié au baby-boom dès 1988…
Le problème des retraites est un sujet trop sérieux pour le laisser aux seules mains des socialistes français et de leurs dirigeants, tétanisés par les conséquences électorales qu’engendrerait une réforme ambitieuse et courageuse du régime des retraites dont ne veut ni son électorat de base que constituent les bataillons de fonctionnaires, ni son aile Gauche selon laquelle «rien ne justifie socialement, économiquement et financièrement d’en demander plus aujourd’hui».
Prenons garde à la politique de l’autruche chère à François Hollande et sa caisse à outils miraculeuse alimentée, d’abord par la méthode Coué et aujourd’hui par un mélange de «Candide ou l’Optimisme» de Voltaire et d’«Alice au pays des merveilles» !
Oui, il existe d’autres pistes que le matraquage fiscal et la multiplication des prélèvements obligatoires comme le souligne le rapport Moreau rendu récemment au Premier ministre, de la remise en chantier de l’âge de la retraite et de la durée de cotisation, en passant par le rapprochement des critères des régimes public et privé, sans parler des régimes spéciaux.
Le remède des réformettes que s’apprête à annoncer Jean-Marc Ayrault au sortir de l’été va être pire que le mal. Le problème de l’avenir des régimes de retraire restera entier et sera remisé à plus tard, héritage empoisonné transmis à notre génération et à celles qui nous suivent.
L’heure est pourtant grave comme en atteste la décision de la Commission européenne qui a décidé d’ouvrir un débat public dans toute l’Europe sur la façon de garantir des retraites adéquates, viables et sûres et sur la manière dont l’Union européenne peut soutenir au mieux les efforts nationaux accomplis en ce sens.
La France ne peut pas faire l’économie d’un vaste débat public sur ce dossier ne serait-ce par respect vis-à-vis des générations qui voient leur garantie de retraite par répartition fondre comme neige au soleil de l’été !
Nous devons nous mobiliser pour faire entendre les exigences citoyennes des Français sur les retraites et ainsi créer un vaste courant d’opinion qui affirme que d’autres solutions sont possibles que l’impôt encore, l’impôt toujours.
Céline Martin
Secrétaire départemental adjoint UMP 94
Responsable départemental Jeunes Actifs 94
Adjoint au maire de Vincennes