Présidence de l'UMP :
Copé et Fillon seuls qualifiés
Les candidatures pour la présidence de l'UMP seront closes ce mardi 18 septembre à 20 h. Au final, seuls François Fillon et Jean-François Copé se qualifient pour la phase finale du scrutin de novembre prochain, après les abandons de Nathalie Kosciusko-Morizet, Bruno Le Maire et Henri Guaino.
Amère, Nathalie Kosciusko-Morizet a dû se rendre à l'évidence ce mardi matin en annonçant son retrait faute d'avoir pu réunir les 8 000 signatures requises. "A quelques jours près, je passais la barre. On a appliqué à la lettre une procédure dont tout le monde s'accorde aujourd'hui à reconnaître qu'elle n'est pas adaptée", a expliqué la députée-maire de Longjumeau, sans annoncer qui elle soutiendrait pour la présidence du parti.
Les autres candidats, l’ex-ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire et l'ancienne plume de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, connaissent le même sort.
Bruno Le Maire a confié avoir été "tout près du but" : "Il ne me manquait que trois ou quatre jours" pour réunir les 7 924 parrainages requis, a-t-il estimé, indiquant ne voir "que des choses positives à cette aventure" avortée. Plus tard, le député de l'Eure est arrivé au siège de son parti, rue de Vaugirard à Paris, en portant lui-même une caisse de parrainages. Il a affirmé en avoir réuni 7 175 et a indiqué qu'il ne soutiendrait aucun des deux finalistes.
Quant à Henri Guaino il a dénoncé une procédure "verrouillée", "archaïque", "entre la Corée du Nord et Cuba".
De son côté, Xavier Bertrand, ancien ministre de la Santé qui affirmait avoir recueilli le nombre de parrainages suffisant, a annoncé hier qu’il se retirait de la course à la présidence de l’UMP pour se présenter aux primaires qui désigneront d’ici 2017 le candidat de l’UMP à la présidentielle. "Je ne veux pas confondre les échéances, je ne veux pas confondre les élections. C'est un choix de cohérence, un choix de transparence" a-t-il précisé.
Dans ce sprint final de deux mois qui s'ouvre pour les candidats à la présidence de l'UMP, le plus dur sera peut-être d'imposer sa marque alors que plane encore et toujours le spectre d'un retour sur la scène politique de Nicolas Sarkozy.
Selon un sondage LH2 publié ce mardi sur nouvelObs.com, 40 % des sympathisants de droite considèrent que l'ancien président est le plus capable de faire gagner leur camp en 2017. Chez les seuls sympathisants UMP, la proportion atteint 43 % des sondés qui estiment que Nicolas Sarkozy leur "semble le plus capable" de faire gagner la droite lors de la prochaine élection présidentielle, devant 32 % pour François Fillon et 21 % pour Jean-François Copé.