Métropole Grand Paris :
la nouvelle usine à impôts des socialistes !
Les députés socialistes viennent une nouvelle fois de porter un mauvais coup à la démocratie en adoptant à l’Assemblée nationale, en catimini et à la sauvette, au cœur de l’été, un amendement qui bouleverse l’avenir de l’Ile-de-France et de ses habitants en imposant la création début 2016 d'une métropole du Grand Paris regroupant la capitale et les départements de la petite couronne (Val-de-Marne, Seine-Saint-Denis et Hauts-de-Seine), dans le cadre du projet de loi sur la décentralisation.
Cette nouvelle structure aura en charge les questions d'habitat, d'environnement et d'aménagement, tandis que les transports resteront de la compétence de la région Ile-de-France.
Contrairement aux engagements répétés de François Hollande, tant lors de sa campagne électorale que depuis son arrivée à la Présidence de la République, les socialistes ont ainsi rajouté une nouvelle couche au millefeuilles administratif et politique tant dénoncé qui étouffe la vie quotidienne des Franciliens.
A la vérité, la création de cette nouvelle métropole, qui n'était pas prévue sous cette forme dans le texte initial du gouvernement, fait suite à un accord politicien intervenu entre les parlementaires socialistes d'Ile-de-France, Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris Bertrand Delanoë et candidate à sa succession, Jean-Paul Huchon, président de la région, et Claude Bartolone, président de l'Assemblée et élu de Seine-Saint-Denis.
A la vérité, les socialistes viennent de donner naissance à un monstre technocratique, générateur de doublons, véritable nouvelle usine à lever les impôts et à dépenses publiques !
Dans une France de plus en plus sur-administrée et sous-gouvernée, avec ce texte qui vaut aussi pour Lyon et Marseille, les socialistes cherchent en réalité par tous les moyens à se garantir le contrôle de ces trois territoires clefs de la vie économique, sociale et politique nationale, avec le but non avoué de minimiser autant que faire ce peut les conséquences d’une lourde défaite politique prévisible aux élections municipales du printemps 2014 !
Même leurs fidèles alliés Écologistes et radicaux de gauche se sont abstenus : c’est tout dire !
Et pour s’assurer que leur mauvais coup estival ne pourrait être remis en cause, les mêmes socialistes ont rejeté un amendement soumettant la création de cette métropole à un référendum des populations concernées. Un autre amendement proposant un référendum sur toute l’Ile-de-France a subi le même sort.
Ce coup de force est très lourd de conséquences puisqu’il annonce une perte d’autonomie et de pouvoir d’initiative subie par les communes, qui se trouvent privées de compétences aussi essentielles et structurantes que l’urbanisme ou le logement.
La commune, pourtant échelon de proximité et espace de citoyenneté par excellence, est réduite au rôle d’exécutante de plans, schémas et programmes décidés par un exécutif centralisé, élu au suffrage indirect.
Contestable sur le plan démocratique, ce dessaisissement l’est aussi sur celui de l’efficacité.
Au lieu d'ouvrir l'acte III de la décentralisation, celui de la simplification et de la responsabilisation budgétaire, tel que l'avait initié Nicolas Sarkozy, les socialistes préfèrent encore et toujours continuer leur fuite en avant dans la folie fiscale et bureaucratique.
C’est pourquoi, tous les habitants de la future Métropole Grand Paris, et au-delà tous ceux qui résident et vivent en Ile-de-France, doivent se mobiliser pour dénoncer les conditions de forme et de fond de ce passage en force d’un texte aussi fondamental qui fait la quasi-unanimité contre lui, toutes tendances politiques confondues !
Céline Martin
Secrétaire départemental adjoint UMP 94
Responsable départemental Jeunes Actifs 94
Adjoint au maire de Vincennes