Le naufrage de l’écologie made in Hollande
Au-delà du clash médiatique qui a conduit à son éjection du Gouvernement pour avoir formuler quelques critiques contre son budget, la vérité, à l'écologie, Delphine Batho n'a jamais réussi à convaincre, apportant la preuve qu’il s’agissait là ni d’un sujet de préoccupation pour le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, ni pour François Hollande.
Un an après son arrivée à l'hôtel de Roquelaure, la protégée de Ségolène Royal n’a pas su porter assez haut les grands défis liés à notre environnement, pas plus qu’elle n’a su peser sur les choix du gouvernement qui ne possède pas la fibre environnementale. Et pour cause…
Ancienne secrétaire nationale du PS à la Sécurité, Mme Batho est en réalité une néophyte sur l'environnement, avalant couleuvre sur couleuvre, en particulier sur le projet controversé de grand aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, cher au premier ministre, ou sur le dossier du gaz de schiste.
Sa sortie de piste a au moins un mérite : elle démontre que l'ambition du président de la République de faire de la France le pays de l'excellence environnementale est un discours pour rien ! Une promesse de campagne électorale qui n’engageait que ceux qui ont voulu y croire…
Pour preuve, le président de la commission développement durable à l'Assemblée nationale, Jean-Paul Chanteguet (PS), estime lui-même que «le problème n'était pas tant Delphine Batho que l'absence d'ambition de l'exécutif».
Qu’importe les cris de vierges effarouchées des Verts et autres écolos du dimanche qui dénoncent la décision du Président de la République puisqu’au final aucune des figures présumées emblématiques du mouvement écologiste présentent au sein du Gouvernement, à commencer par Cécile Duflot, n’a décidé de «démissionner par solidarité écologique» avec Delphine Batho, tous trop soucieux de s’accrocher à leur portefeuille ministériel.
Aujourd’hui, les choses sont claires : les vrais défenseurs de l’environnement sont à Droite comme l’a démontré le Grenelle de l’Environnement, cet ensemble de rencontres politiques organisées en France en septembre et octobre 2007 sous l’autorité de Jean-Louis Borloo, qui a permis de prendre des décisions à long terme en matière d'environnement et de développement durable, en particulier pour restaurer la biodiversité par la mise en place d'une trame verte et bleue et de schémas régionaux de cohérence écologique, tout en diminuant les émissions de gaz à effet de serre et en améliorant l'efficience énergétique.
Une certitude : l'écologie n’est pas une variable de l’ajustement budgétaire comme tentent de nous en convaincre les amis de Mme Batho ! Non, c’est une variable de l’ajustement… politique pour François Hollande !
Céline Martin
Secrétaire départemental adjoint UMP 94
Responsable départemental Jeunes Actifs 94
Adjoint au maire de Vincennes