Epargne : le Gouvernement recule
face à la colère des épargnants
Le gouvernement a finalement décidé d'écarter les PEL et l'épargne salariale de l'alourdissement des prélèvements sociaux, après une demande en ce sens émanant de la majorité.
Le gouvernement veut "épargner les patrimoines moyens et modestes". Les plans d'épargne logement (PEL), les plans d'épargne en actions (PEA) et l'épargne salariale ne seront finalement pas touchés par la hausse du taux de prélèvements sociaux. "Seule l'assurance-vie demeurera concernée", annonce Bernard Cazeneuve, ministre du Budget, ce matin dans le Journal du Dimanche.
Les députés ont voté en première lecture mercredi le texte prévoyant un taux unique de prélèvement à 15,5% sur les revenus générés par certains produits d'épargne. Mais mesure, devant contribuer au financement de la Sécurité sociale, a soulevé une bronca des associations d'épargnants, de l'opposition et d'une partie de la majorité.
Une mesure qui risquait d'affecter les plus modestes
Plusieurs voix ont dénoncé une hausse de la taxation sur des produits d'épargne populaire, prisés de la classe moyenne et des foyers modestes. Vendredi, le député socialiste Gérard Bapt, rapporteur du texte, a demandé lui-même au gouvernement d'écarter les PEL et l'épargne salariale de la mesure.
Face à cette levée de boucliers (voir article précédent sur ce blog), Matignon a fini par évoquer samedi des "améliorations" possibles. Le projet de loi sera finalement amendé, explique ce matin Bernard Cazeneuve. "Nous entendons donc les inquiétudes et nous voulons, en lien avec la majorité, y mettre un terme", déclare le ministre dans le JDD. Il précise par ailleurs qu'un "dispositif global, modernisé et stabilisé" de réforme de l'assurance-vie sera présenté en projet de loi de finances rectificative.