«Une équipe gouvernementale
au niveau d'incompétence rarement atteint
sous la Ve République»
« Il est temps que François Hollande reprenne la situation en main ! ».
A l'issue d'une séance particulièrement agitée à l'Assemblée nationale lors de laquelle notre famille politique est montée au créneau pour dénoncer le violent et improvisé choc fiscal que prépare un Gouvernement socialiste empêtré dans d'incessantes contradictions, notre Secrétaire général a tiré « la sonnette d'alarme ».
« Je demande que le Gouvernement de notre pays soit clairement repris en main » a-t-il adressé à François Hollande, faisant référence « aux couacs, improvisations, difficultés, conflits de personnes » ininterrompus depuis cinq mois entre ministres, le dernier en date étant le souhait du ministre de l'Education nationale de débattre sur la dépénalisation du cannabis.
Le quatrième couac de Vincent Peillon depuis mai après ses annonces inopinées sur la fin de la semaine des quatre jours, la fin des zonages pour les vacances d'été, l'allongement des vacances de la Toussaint.
Mise au placard de la proposition du récépissé lors des contrôle d'identités, bisbilles autour du droit de vote des étrangers, contestation sur l'objectif de réduction des déficits pour 2013, recul sur le projet de taxation des plus-value de cession d'entreprises, déclarations tonitruantes puis revirements du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, sur les difficultés rencontrées par les entreprises, sans oublier Cécile Duflot qui ne veut pas être en reste et réclame à son tour la dépénalisation du cannabis… Il n'est pas une journée qui ne soit pas marquée par des bisbilles entre ministres ou des annonces gouvernementales contestées par le Premier ministre ou le président de la République.
Quelle déplorable image pour la France !
C'est dans ce contexte que s'est donc déroulée la séance de questions d'actualité ce mardi 16 octobre. « Une séance absolument folle et qui fera date », relève notre Secrétaire général estimant qu'elle avait « montré au grand jour l'état de désorganisation complète de l'équipe gouvernementale au niveau d'incompétence rarement atteint sous la Vème République ».
Visant « un Premier ministre totalement égaré dans une fonction qui ne lui va pas très bien », le secrétaire général de l'UMP a estimé qu' « aujourd'hui la question du maintien de Jean-Marc Ayrault dans l'exercice de ses fonctions durablement passe par une reprise en main sérieuse de la conception de sa fonction par le chef de l'Etat ».
Une reprise en main dont on peut douter tant la maison France montre au quotidien qu'elle n'est pas tenue. « Mais est-ce étonnant lorsque, constate notre secrétaire général, nous avons à la tête de l'Etat un président de la République et un Premier ministre qui, ni l'un ni l'autre, ne semblent aimer prendre des décisions, des risques et des responsabilités. Ce qui est ennuyeux car sous la Ve République, il n'y a pas d'autres recours que ces deux là ».