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Faire revenir une majorité de députés UMP

au Palais-Bourbon

 

réunion UMP

Réunis à Paris, les cadres de l'UMP ont appelé au rassemblement et à la mobilisation en vue des législatives.

 

Jean-François Copé a voulu faire de la réunion des cadres de l'UMP, samedi, une démonstration du rassemblement de la famille. Cap donc sur les législatives, dans le but de faire revenir une majorité de députés UMP au Palais-Bourbon.

 

Dès l'ouverture des travaux, le secrétaire général de l'UMP a repris les propos de l'ancien premier ministre… pour les approuver: «Fillon a parfaitement raison sur le leadership. C'est une évidence. Nous savons tous que personne ne comprendrait que l'un d'entre nous revendique je ne sais quel grade supérieur aux autres. Cela n'a aucun sens (…). Il y aura un rendez-vous à l'automne pour élire, le moment venu, le président de notre parti. Mais aujourd'hui, la seule chose qui compte, c'est la campagne législative. Donc je le dis : mobilisation générale et rassemblement.»

 

Dans son intervention, l'ancien chef du gouvernement, qui a été accueilli dans la salle aux cris de «Fillon, Fillon, Fillon», a expliqué aux cadres de l'UMP : «Je m'engage avec vous comme un militant parmi les militants.» Il leur a demandé de s'adresser «à tous les Français», notamment ceux qui se sont réfugiés dans l'abstention ou dans le vote protestataire. «Je les invite à construire une alternance solide à la gauche. Toute voix qui se dispersera sera l'alliée du PS.»

 

Sur le fond, Fillon a «demandé solennellement à François Hollande de renoncer aux promesses électorales qui risquent de créer de graves difficultés». Il a insisté: «Face aux réalités, le gouvernement socialiste nous conduit dans le mur (…). En engageant un bras de fer maladroit sur la croissance, le président de la République prend le risque d'aggraver la crise.» Parodiant la fameuse phrase du général de Gaulle sur l'Europe, il a ajouté: «Il ne sert à rien de sauter comme un cabri sur sa chaise en répétant la croissance, la croissance, la croissance… Les socialistes parlent à tort et à travers de croissance pour masquer leur laxisme congénital.»

 

À la tribune, Alain Juppé a rappelé l'enjeu du moment : «Nous nous battons pour gagner les législatives (…). Nous avons la conviction que la politique du gouvernement socialiste n'est pas bonne pour la France.» Pour faire taire les batailles d'ego, le maire de Bordeaux a rappelé le calendrier : «2017, c'est 2017. Il sera temps, en 2016, d'organiser des primaires ouvertes pour désigner notre candidat à l'élection présidentielle.» Au passage, Alain Juppé a souligné qu'il n'y avait «aucune espèce de possibilité d'entente avec le Front national pour des raisons idéologiques, programmatiques et stratégiques», avec cette conclusion: «Ils veulent notre peau !»

 

Jean-Pierre Raffarin a lui aussi souligné que «l'addition vaut mieux que la compétition». L'ancien premier ministre a développé «trois devoirs» pour les législatives : «Ayons autant au moins la foi que nos électeurs» ; «protégeons notre UMP, une construction à la fois récente et complexe», car «son avenir n'est écrit nulle part». Raffarin a ajouté, avec ironie : «Pour préparer l'avenir, ce ne sont pas les talents qui manqueront


 

Dans son discours de clôture, le secrétaire général de l'UMP, lui aussi très applaudi, a rendu un hommage appuyé à Nicolas Sarkozy, «un très grand chef de l'État pour la France». «Les uns et les autres, nous avons profondément besoin de lui

 

Désormais, pour le patron de l'UMP, il y a «trois mots clés en vue des législatives: le rassemblement, la vigilance et l'esprit constructif». «Les cinq années qui viennent vont être décisives. Il ne faut pas leur laisser faire cinq ans, pour éviter l'irréparable

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